Une BD pour briser le silence autour de l’incontinence urinaire masculine
En France, près de 700 000 hommes sont concernés par les fuites urinaires, notamment après une opération de la prostate ou avec l’âge. Pourtant, la majorité n’en parle ni à leur médecin ni à leur entourage, préférant gérer cette situation dans le silence.
Selon le Professeur Pierre Costa, urologue au CHU de Nîmes, une grande partie des patients attend que les troubles s’aggravent avant de consulter, malgré un impact réel sur leur qualité de vie (sommeil perturbé, isolement, renoncement à certaines activités).
Cette invisibilisation contribue à renforcer un tabou encore très présent autour de la santé masculine, en particulier lorsqu’il touche à l’intimité.
C’est dans ce contexte que Grand-Mercredi et les laboratoires Coloplast ont collaboré pour proposer une bande dessinée originale :
« Au bout du rouleau », écrite par Camille Collinet et illustrée par Isabelle Castelain.
L’objectif : aborder un sujet délicat avec simplicité, humour et humanité, afin d’encourager les échanges et dédramatiser la situation.
La BD suit le quotidien d’un couple, Véronique et Thierry, confronté aux conséquences des fuites urinaires. À travers des scènes de vie réalistes — nuits perturbées, stratégies d’évitement, discussions difficiles — elle met en lumière les impacts concrets de cette pathologie.
Mais elle adopte surtout un angle original :
Résultat : une œuvre qui fait écho au vécu de milliers de familles.
Au-delà du récit, « Au bout du rouleau » a aussi une vocation informative. Elle rappelle qu’il existe aujourd’hui des solutions simples, discrètes et non invasives, comme Les systèmes collecteurs : un étui pénien relié à une poche de recueil d’urine.
Ces dispositifs permettent de retrouver confort, autonomie et qualité de vie, notamment pendant la nuit.
La BD insiste également sur un point essentiel :
En France, 80 % des hommes concernés hésitent encore à parler de leur incontinence, y compris à leur partenaire.
« Au bout du rouleau » s’inscrit ainsi dans une démarche plus large de sensibilisation à la santé masculine, en encourageant :
Cette bande dessinée démontre qu’un simple échange peut être le point de départ d’une amélioration significative du quotidien.
Plus qu’un support d’information, « Au bout du rouleau » est un outil de médiation.
Elle ne remplace pas un diagnostic médical, mais elle permet de :
✔ dédramatiser
✔ rassurer
✔ ouvrir le dialogue
C’est une BD qui ne guérit pas mais qui fait du bien et c’est déjà beaucoup.