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Les points clés - Cancer du pénis

Le cancer du pénis est un cancer masculin rare, mais réel, qui touche principalement les hommes de plus de 50 ans, tout en pouvant survenir à tout âge.

 Encore peu connu et souvent tabou, il est pourtant largement évitable lorsqu’il est détecté tôt et pris en charge rapidement. 

Chez CerHom, nous considérons que l’information, la prévention et la libération de la parole sont essentielles pour améliorer le diagnostic précoce et l’accompagnement des patients.

Qu’est-ce que le cancer du pénis ?

Le cancer du pénis correspond au développement d’une tumeur maligne au niveau :

  • du gland,
  • du prépuce,
  • ou plus rarement du corps du pénis.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’un carcinome épidermoïde, un cancer qui se développe à partir des cellules de la peau.

 Cette maladie évolue souvent lentement, ce qui rend la détection précoce déterminante pour la qualité de la prise en charge. 

Pourquoi CERHOM soutient la vaccination des jeunes garçons contre le papillomavirus (HPV)

Le papillomavirus humain (HPV) est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde. On estime que 80 % des personnes sexuellement actives seront exposées au HPV au cours de leur vie. Contrairement à une idée reçue, le HPV ne concerne pas uniquement les femmes : il peut provoquer des cancers chez les hommes également, notamment des cancers de la gorge, de l’anus et du pénis.

Des chiffres qui parlent    

En France, chaque année : 

  • 6 400 nouveaux cas de cancers sont liés au HPV, dont environ 1 800 chez les hommes. 
  • Plus de 1 000 hommes développent un cancer de l’oropharynx (gorge) lié au HPV. 
  • Le HPV est responsable de plus de 90 % des cancers du col de l’utérus chez les femmes.

La vaccination des filles a été introduite en France en 2007, mais la couverture vaccinale reste insuffisante. Chez les garçons, elle est encore plus faible : en 2023, seulement 13 % des garçons de 15 ans étaient vaccinés, contre 41 % des filles.

Pourquoi vacciner les garçons ?

1. Pour les protéger eux-mêmes : Le vaccin protège contre les cancers causés par les types de HPV à haut risque, notamment les cancers de la gorge, de l’anus et du pénis. Il prévient aussi les verrues génitales, très fréquentes. 

2. Pour casser la chaîne de transmission : Le HPV se transmet par simple contact intime. En vaccinant les garçons avant les premiers rapports sexuels, on réduit considérablement la circulation du virus, et donc le risque d’infection chez les partenaires, notamment les jeunes filles. 

3. Pour l’égalité face à la prévention : La vaccination ne doit pas être réservée aux filles. Protéger les garçons, c’est reconnaître qu’ils sont également concernés et responsables de la transmission. C’est aussi leur offrir une prévention équitable.

Un vaccin sûr et efficace  

Les vaccins contre le HPV sont utilisés depuis plus de 15 ans dans le monde. Ils ont démontré une efficacité remarquable, avec des pays comme l’Australie, qui a quasiment éliminé le cancer du col de l’utérus grâce à une couverture vaccinale élevée chez les filles et les garçons. --- CERHOM agit pour une prévention inclusive 

En tant qu’association engagée dans la santé masculine et la lutte contre les cancers, CERHOM encourage vivement la vaccination des jeunes garçons dès 11 ans. Une prévention élargie et égalitaire permet de mieux protéger toute la population, et de tendre vers une génération sans cancers liés au HPV. Parlons-en avec vos enfants, vos proches, vos professionnels de santé. La prévention, c’est maintenant.


Quels sont les symptômes ?

Quels sont les symptômes du cancer du pénis ?

Les symptômes peuvent apparaître progressivement et être peu douloureux au début. Il est important de consulter en cas de :

  • Plaie, ulcération ou lésion qui ne cicatrise pas
  • Apparition d’un bouton, d’une masse ou d’un épaississement
  • Saignement inhabituel
  • Douleur ou gêne persistante
  • Mauvaise odeur locale persistante
  • Modification de l’aspect du gland ou du prépuce

⚠️ Toute lésion persistante au-delà de deux à trois semaines doit amener à consulter un professionnel de santé.

Les facteurs de risque

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer un cancer du pénis :

  • Hygiène intime insuffisante
  • Infection persistante par le papillomavirus humain (HPV)
  • Tabagisme
  • Phimosis (difficulté ou impossibilité de décalotter le gland)
  • Inflammations ou lésions chroniques non traitées
  • Âge avancé

Une prévention adaptée et une surveillance régulière permettent de réduire fortement ces risques.

Diagnostic et Traitements

Comment est posé le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur :

  • un examen clinique réalisé par un médecin ou un urologue,
  • une biopsie pour confirmer la nature cancéreuse de la lésion,
  • des examens d’imagerie si nécessaire afin d’évaluer l’extension de la maladie.

Un diagnostic précoce permet d’envisager des traitements plus simples et moins invasifs.

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement du cancer du pénis dépend du stade de la maladie :

  • traitements locaux (laser, chirurgie limitée) aux stades précoces
  • chirurgie plus étendue si nécessaire
  • radiothérapie
  • chimiothérapie dans les formes avancées

L’objectif principal est de traiter efficacement le cancer tout en préservant au maximum la fonction et la qualité de vie.

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