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Les points clés - Cancer de la prostate

source : http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-prostate/Points-cles

La prostate est une glande de l'appareil génital masculin. Le cancer de la prostate correspond au développement de cellules cancéreuses dans la prostate. Dans environ 95 % des cas, il s'agit d'un adénocarcinome, c'est-à-dire d'un cancer glandulaire. 

Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent en France et dans les pays occidentaux en général, nettement devant les cancers du poumon et du côlon-rectum. 

Le diagnostic de cancer de la prostate est habituellement suspecté lors d'une augmentation de la valeur du PSA (marqueur de l'activité de la prostate), lorsqu'une anomalie a été détectée au toucher rectal ou si des symptômes urinaires ou généraux (fatigue, perte d'appétit, perte de poids) sont présents. 

Une biopsie peut être indiquée lorsqu'une anomalie a été détectée par un toucher rectal, lorsque la valeur du PSA est élevée pour l'âge de l'homme, ou qu'elle augmente avec le temps. Les tissus prélevés sont alors examinés au microscope par un pathologiste qui réalise un examen anatomopathologique. Cet examen permet d'établir la présence ou l'absence de cellules cancéreuses dans le prélèvement. 

Plusieurs types de traitements peuvent être proposés selon le résultat des différents examens réalisés lors du bilan diagnostique : chirurgie, radiothérapie externe, curiethérapie, hormonothérapie, surveillance active. 

Un traitement est actuellement en cours d'évaluation. Il s'agit du traitement par ultrasons focalisés de haute intensité. Il a pour but de détruire localement, par la chaleur, la prostate et la tumeur. Il est actuellement proposé à certains patients atteints de cancers de la prostate localisés à faible risque, dans des conditions très précises. 

Plusieurs médecins de spécialités différentes se réunissent, en réunion de concertation pluridisciplinaire, pour discuter des solutions de traitements possibles dans votre cas. Ils se basent pour cela sur des recommandations de bonne pratique. Ils peuvent également vous proposer de participer à un essai clinique. 

Dans tous les cas, la prise en charge thérapeutique est définie en accord avec vous sur la base de l'avis rendu en réunion de concertation pluridisciplinaire. 

L'équipe qui vous prend en charge comprend des professionnels de différentes spécialités. Ces professionnels travaillent en collaboration au sein de l'établissement de santé dans lequel vous recevez vos traitements et en lien avec votre médecin traitant. 

Les traitements peuvent engendrer des effets secondaires qui font également l'objet d'une prise en charge médicale. Des conseils pratiques peuvent aussi vous aider à les atténuer. 

Votre prise en charge est globale. En plus des traitements spécifiques du cancer de la prostate, des soins et soutiens complémentaires peuvent être nécessaires pour traiter les conséquences de la maladie et de ses traitements : douleurs, fatigue, troubles de la sexualité, troubles urinaires, troubles alimentaires, besoin de soutien psychologique...

Informations médicales - cancers du testicule

La plupart des cancers du testicule sont des « tumeurs germinales », c’est-à-dire des cancers qui se sont développés à partir d’une cellule initialement destinée à devenir un spermatozoïde.

On distingue deux grands types de tumeurs germinales : les séminomes purs et les tumeurs germinales non séminomateuses (qui peuvent contenir aussi une composante de séminome). Ces deux types sont définis par l’analyse du testicule tumoral au microscope (« examen anatomo-pathologique »).

Dans les deux cas, le diagnostic et le traitement débutent par l’ablation du testicule (=orchidectomie) qui est une intervention simple, réalisée grâce à une petite incision au niveau de l’aine.

Si le patient le souhaite, une prothèse peut être introduite pendant l’intervention afin de remplacer le testicule.

La suite de la prise en charge va dépendre essentiellement du résultat du dosage de marqueurs sanguins et de ceux du scanner du thorax, du ventre (abdomen) et de la partie basse du ventre (pelvis), à la recherche de métastases.

Les métastases correspondent à des cellules tumorales qui ont colonisé un autre organe (par exemple les ganglions lymphatiques situés dans le ventre, les poumons, etc).


Séminome pur

Séminome de stade I (localisé) :

Définition : la tumeur semblait localisée au seul testicule (après son ablation), les marqueurs sanguins sont normaux, le scanner thoraco-abdomino-pelvien ne montre pas de signe de métastases.

Prise en charge : deux options peuvent être envisagées :

Soit celle d’une simple surveillance du patient (consultations régulières avec le médecin avec prise de sang et scanner), avec traitement seulement en cas d’apparition de métastases ;

Soit chimiothérapie préventive en hôpital de jour employant un médicament appelé carboplatine.

Les avantages et inconvénients de ces deux options sont habituellement discutés avec le patient afin de décider laquelle sera choisie dans son cas.

La radiothérapie n’est habituellement plus utilisée dans les cas de séminomes de stade 1.


Séminomes métastatiques (la tumeur a diffusé dans d’autres organes)

Définition : On distingue deux situations de séminomes métastatiques:

Atteinte de faible taille (moins de 2 cm par exemple : stades IIA) des ganglions du ventre (« adénopathies rétropéritonéales ») : la radiothérapie est souvent employée ;

Atteinte plus importante des ganglions du ventre (stades IIB et IIC) ou atteinte d’autres organes (stades III): la chimiothérapie est alors utilisée.

Traitement :

En cas d’utilisation de la radiothérapie, le traitement est habituellement administré quotidiennement (sauf samedis et dimanches) pendant environ 4 semaines.

En cas d’utilisation de la chimiothérapie, celle-ci repose habituellement sur le protocole EP (cisplatine et étoposide) ou sur le protocole BEP (bléomycine, étoposide et cisplatine), le plus souvent administrés au cours d’une hospitalisation de 5 jours, répétés toutes les 3 semaines. Dans certaines formes plus agressives ou en cas de maladies pulmonaires, le protocole VIP (l’ifosfamide remplace la bléomycine) est parfois utilisé.

En cas de persistance de lésions sur le scanner après chimiothérapie, un pet-scanner peut être réalisé afin d’aider à mieux savoir ce qu’elles contiennent. Le plus souvent ces lésions sont simplement laissées en place et surveillées car elles ne contiennent plus de cellules cancéreuses vivantes.


Tumeurs germinales non séminomateuses

Tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1

Définition : La tumeur semble localisée au testicule opéré, les marqueurs sanguins étaient normaux ou se sont normalisés après l’intervention (très important) et le scanner ne montre pas de signe de métastase. Si le scanner est normal et que les marqueurs diminuent après l’intervention, il faut continuer à les surveiller régulièrement dans les semaines qui suivent afin de savoir s’ils se normalisent complètement (=stade 1) ou non (=probablement tumeur métastatique).

Prise en charge : deux options peuvent être envisagées :

Soit celle d’une simple surveillance du patient (consultations régulières avec le médecin avec prise de sang et scanner), avec traitement seulement en cas d’apparition de métastases ;

Soit chimiothérapie préventive en hospitalisation employant un cycle du protocole BEP.

Les avantages et inconvénients de ces deux options sont habituellement discutés avec le patient afin de décider laquelle sera choisie dans son cas.

L’intervention chirurgicale sur les ganglions du ventre (« curage ganglionnaire rétro-péritonéal ») n’est habituellement plus utilisée dans les tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1.

Tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) métastatiques

Définition : Le scanner montre que la tumeur a diffusé dans d’autres organes, le plus souvent les ganglions du ventre ou les poumons. Les marqueurs sanguins (AFP, hCG, LDH) peuvent être élevés.

Prise en charge : Elle repose initialement sur la chimiothérapie et la nature de celle-ci dépend des résultats du scanner et du dosage des marqueurs :

TGNS métastatiques de bon pronostic (les marqueurs son bas, le scanner ne montre pas d’atteinte en dehors des ganglions ou des poumons) : 3 cycles du protocole BEP sont recommandés ;

TGNS métastatiques de pronostic intermédiaire (les marqueurs sanguins sont plus élevés) : 4 cycles du protocole BEP sont recommandés ;

TGNS métastatiques à haut risque (les marqueurs sanguins sont très élevés et/ou il existe des métastases en dehors des ganglions et des poumons et/ou la tumeur primitive n’était pas située dans le testicule mais dans le médiastin, la partie centrale du thorax) : 1 cycle du protocole BEP est recommandé, puis la vitesse de diminution des marqueurs sanguins est calculée 3 semaines plus tard afin de définir si la chimiothérapie suivante doit être intensifiée (« schéma dose-dense »).

Dans tous les cas, la chirurgie des masses résiduelles devra être ensuite réalisée en cas de normalisation des marqueurs sanguins au décours de la chimiothérapie.


En cas de masses résiduelles après chimiothérapie pour une TGNS

La chirurgie de ces masses résiduelles doit être effectuée : ces masses peuvent contenir de la nécrose (des cellules cancéreuses mortes) mais aussi du tératome (une variante des tumeurs germinales non sensible à la chimiothérapie et qui peut se cancériser si on la laisse en place) ou plus rarement des cellules cancéreuses vivantes.


Que fait-on si tout cela n’a pas marché ?

En cas de rechute après traitement pour tumeur germinale métastatique, la guérison reste possible. Le plus souvent une nouvelle chimiothérapie et/ou une intervention chirurgicale sont réalisées. La chimiothérapie administrée utilise soit des doses conventionnelles (comme la première chimiothérapie), soit une chimiothérapie à hautes doses nécessitant une greffe de « cellules souches hématopoïétiques » (c’est-à-dire l’équivalent d’une greffe de moelle osseuse).


Les tumeurs testiculaires non germinales : tumeurs de Leydig, tumeurs de Sertoli

Il s’agit de tumeurs rares, le plus souvent bénignes, traitées par l’ablation simple du testicule.

Les essais cliniques de l'IGR

Retrouvez les essais cliniques de l'institut Gustave Roussy, menés par les médecins investigateurs :

- Dr Karim FIZAZI
- Dr Yohann LORIOT
- Dr Pierre BLANCHARD
- Dr Désirée DEANDREIS
- Dr Alberto BOSSI

En savoir plus

Présentation Dr Loriot

Lors du congrès de l’ASCO Juin 2014 à CHICAGO, 30 000 Cancérologues croisent leurs recherches...
 
Le Docteur LORIOT Yoann, Cancérologue à l'Instistut Gustave Roussy de Villejuif dresse un bilan sur les avancées liées au cancer de la Prostate.

Nouvelles avancées

Les nouvelles avancées dans le domaine du traitement médical du cancer de la prostate.
 
Le cancer de la prostate a fait l’objet de nombreuses avancées récemment, grâce essentiellement à des découvertes issues de laboratoires universitaires.  Ces nouveaux traitements s’adressent aux patients ayant des métastases d’un cancer de la prostate :

-          Nouvelles hormonothérapies : ces thérapies tentent de bloquer les mécanismes que mettent en place les cellules tumorales alors que le patient est traité par les injections d’agonistes de la LHRH. On s’est en effet aperçu que les cellules tumorales contournent le mécanisme principal des agonistes de la LHRH (diminuer au minimum le taux de testostérone qui stimule les cellules du cancer de la prostate) en produisant elle-même la testostérone dont elles ont besoin. Pour cela, elles augmentent leur machinerie cellulaire (les enzymes  qui  participent à la synthèse de la testostérone) en particulier une enzyme appelée CYP17A1) pour produire la testostérone à partir de précurseurs des glandes surrénales. L’abiratérone (ZYTIGA) tente de bloquer le fonctionnement de cette enzyme. Il a été démontré à plusieurs reprises ces dernières années que ce médicament était efficace chez des patients ayant des métastases de leur cancer de la prostate. Ce traitement est maintenant disponible dans la pratique courante. Un autre mécanisme de résistance mis en place par les cellules tumorales consiste à augmenter le nombre de récepteurs de la testostérone (récepteur aux androgènes) au sein de la cellule tumorale. On peut prend l’exemple du système clé-serrure pour illustrer ce mécanisme. La testostérone (« la clé) se lie au récepteur aux androgènes (« la serrure ») pour activer la cellule. Les cellules tumorales augmentent le nombre de récepteurs aux androgènes afin de faciliter l’interaction testostérone-récepteur. Pour contrer ce mécanisme, un médicament, l’enzalutamide (ou MDV3100, XTANDI) qui est en réalité un leurre (une molécule qui ressemble à la testostérone), va bloquer la serrure au lieu de l’ouvrir. Là encore, ce médicament a prouvé son efficacité chez les patients atteints de cancer de la prostate avec des métastases. Actuellement, il est disponible pour les patients ayant reçu de la chimiothérapie au préalable.

-          Nouvelle chimiothérapie : le cancer de la prostate est sensible à la chimiothérapie en particulier au docetaxel (TAXOTERE) utilisé depuis 2005 en France. Une autre chimiothérapie assez semblable est disponible en seconde intention (cabazitaxel, JEVTANA)

-          Vaccin : un vaccin a également été développé (sipuleucel-T, PROVENGE) et dont l’objectif est de sensibiliser les cellules immunitaires du patient afin qu’elles reconnaissent mieux les cellules tumorales et donc induire un final une mort de ces cellules. Le sipuleucel-T a démontré son intérêt chez les patients atteints de cancer de la prostate métastatique en permettant d’augmenter la durée de vie des patients. Il est actuellement disponible en Amérique du Nord et est en cours d’évaluation en Europe.

-          Agents à visée osseuse : le cancer de la prostate métastatique se caractérisé par sa propension à  former des métastases à l’os qui peuvent être sources de complications telles que les douleurs, les fractures et les tassements des vertèbres.  Un premier médicament vise à prévenir des complications (denosumab, XGEVA) en limitant les cellules responsables de ces complications (ostéoblastes et ostéoclastes). Celui-ci s’injecte mensuellement par voie sous-cutanée. Un autre médicament qui est en réalité un agent radio-actif (le radium 223, alpharadine, XOFIGO) vise à détruire les cellules tumorales au sein des métastases osseuses. Chez les patients ne pouvant pas recevoir de chimiothérapie (ou ceux qui ont en ont déjà reçu), le radium-223 permet d’augmenter la durée de vie et d’améliorer les symptômes. Actuellement, en France, celui-ci n’est pas disponible car aucun remboursement n’est prévu.

Beaucoup d’autres médicaments sont en cours d’évaluation et espérons-le pourraient venir compléter l’arsenal thérapeutique pour les patients atteints de cancer de la prostate.

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QUI SOMMES-NOUS ?

Les cancers touchant spécifiquement les hommes représentent un problème majeur de santé publique en France puisque le cancer de la prostate est en incidence le premier cancer dans notre pays tandis que le cancer du testicule est le premier cancer de l'homme jeune. 

Nous constatons et déplorons un déficit d'information, de communication et de vulgarisation concernant les cancers masculins et leur prise en charge, contrairement à d'autres pathologies tumorales plus médiatisées. 

De ce fait, il nous paraît important de créer une association à vocation nationale portant sur les cancers masculins, en étant très favorables à la recherche de coopérations avec d'autres mouvements associatifs, notamment féminins, afin de fédérer nos efforts et créer des partenariats.

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INFOS PRATIQUES

Astuces de vies, informations importantes, les nouvelles solutions, le lexique, les traitements ou encore le travail. Quelques expériences partagées, ou information pratiques pour votre quotidien et vous aider à aprenhender la maladie.Une rubrique pour vous aider au quotidien.

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