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TEMOIGNAGE d’un patient en rémission suite à une prostatectomie radicale

Le CANCER de la PROSTATE, à lui tout seul, représente 53% des cancers chez l’homme en Martinique.  Doit-on rester les bras croisés et attendre que ce chiffre augmente indéfiniment ? NON…Essayons d’abord de gommer le tabou qui règne autour de ce fléau et d’en parler comme le font les femmes pour leurs infections urinaires, frottis, fibromes ou autres… Commençons par faire le dépistage dès 45ans afin de surveiller le PSA qui se traduit par une simple prise de sang où le résultat doit être compris entre zéro et  4.                   

Dès que ce seuil est franchi, les complications commencent et les examens aussi…

Il ne faut pas hésiter à consulter un urologue pour en savoir plus : Echographie, toucher rectal et biopsie préciseront les qualificatifs attribués à cette prostate. Trois niveaux peuvent être décelés : une prostatite aigüe, un adénome prostatique ou un cancer de la prostate. Si on s’y prend assez tôt, on peut éviter le cancer ou du moins réagir avant qu’il ne soit trop avancé, ce qui permet des interventions plus simples et moins lourdes de conséquences. Alors, Messieurs, soyons courageux, car c’est décevant de constater que les commentaires stupides générés par le toucher rectal soient un frein à cette démarche. Mesdames, motivons nos hommes et, si possible, participez aux consultations et aux décisions prises afin d’être plus forts, pour affronter, à deux, cette épreuve et mieux gérer le post-opératoire et… la future vie sexuelle.

Une fois que les résultats sont annoncés, il faut se ressaisir, accepter la maladie et garder le moral afin d’en sortir vainqueur. Des examens complémentaires sont demandés afin que le staff médical définisse le type d’intervention choisi en fonction du taux d’agressivité du cancer : prostatectomie, curiethérapie ou radiothérapie, sans oublier la chimiothérapie et horrnonothérapie en complément.

Evitons de comparer…, chaque cas est un cas particulier suivant l’âge du patient, de son état physique ou moral, et de l’avancement du cancer.

Je peux vous confirmer que nous avons une bonne équipe de chirurgiens en Martinique, pas besoin de prendre l’avion, seulement leur faire confiance sans oublier que le personnel hospitalier est agréable, compétent et disponible même s’ils ont des faibles moyens.

Pour mon cas, malgré que je m’étais pris à temps, mon cancer était vicieux avec un PSA de 10,26 et un taux d’agressivité de 7 (score de Gleason), ce qui ne m’a pas permis de bénéficier d’une curiethérapie, dommage !…Le staff a décidé une prostatectomie radicale avec des suites post-opératoires plus complexes, telles que l’incontinence et l’impuissance (pilule pas facile à avaler…). M’étant déjà documenté sur internet, je savais à quoi m’en tenir et j’ai adhéré en concertation avec mon épouse qui était là pour me remonter le moral si besoin…

Après une opération réussie d’après le compte-rendu, les premières semaines ont été assez pénibles (gestion de sonde, urine, protections etc…) auxquelles  s’ajoutaient 32 séances de rayons et 150 séances de kiné (rééducations périnéales). Aussi, réactiver l’érection par des injections d’Edex reste un passage obligé, suivant le désir de chacun, avec des résultats pas toujours satisfaisants. En cas d’échec, le Cialis est prescrit en complément, et encore…

Aujourd’hui, quoique un fragilisé, je demeure toujours très actif, je vis comme tout le monde, je continue à bricoler, je me déplace en voiture, j’œuvre dans plusieurs associations ; je dois juste éviter certaines positions ou activités qui pourraient comprimer la vessie et occasionner quelques fuites,… mais je suis VIVANT… Certains patients qui ont trop attendu, passent par la radiothérapie, la chimiothérapie ou les hormones, sans compter d’autres complications plus difficiles à gérer, pouvant conduire malheureusement au décès.

Pour conclure, je supplie mes compatriotes, de faire abstraction de toutes banalités qui pourraient les décourager à se faire dépister le plus tôt possible, surtout s’il y a eu des antécédents familiaux, afin de bénéficier d’une intervention simple pour que ce nombre de Cancer de la Prostate diminue en Martinique et que nos hommes restent, le plus longtemps possible, de braves gaillards virils et reproducteurs. Sur ce, BON COURAGE , Messieurs….

Témoignage de Gérard EDMOND, 66ans

picto logoConseils de vie pratiques

La revue Prescrire appelle au retrait du Motilium, cause de morts subites
 
Publié par AFP le Mercredi 19 Février 2014 à 13h17
 
Un médicament utilisé contre les nausées et vomissements, la dompéridone (Motilium et génériques),  qui serait responsable de 25 à 123 morts subites en 2012 en France, doit être retiré du marché par les  autorités sanitaires européennes, selon la revue indépendante Prescrire.
 
La dompéridone (Motilium de Janssen Cilag, Peridys de Pierre Fabre et autres marques ou génériques) est un neuroleptique, qui a une "efficacité modeste" contre les nausées-vomissements banals, mais "augmente le risque de troubles du rythme cardiaque et de morts subites", indique la revue qui publie mercredi (http://bit.ly/1gEx1ug).
 
Le Motilium et ses équivalents font d'ailleurs partie de la liste noire des (http://bit.ly/1ezU5Wp) publiée fin janvier par Prescrire.
 
Environ 7% des adultes ont eu au moins une fois une prescription de ce médicament en 2012, soit  environ 3 millions de personnes en France, d'après les données de l'Assurance maladie, note à ce mercredi la revue.
 
En rapprochant les données de remboursements de l'Assurance maladie et la fréquence des morts  subites en France, Prescrire estime "que 25 à 120 morts subites sont imputables à la dompéridone en 2012" en France.
 
On sait que les neuroleptiques exposent aux troubles du rythme cardiaque, rappelle Prescrire.
 
Depuis 2005, plusieurs études épidémiologiques, néerlandaises et canadiennes, ont montré que les morts subites cardiaques sont environ 1,6 à 3,7 fois plus fréquentes en cas d'exposition à la dompéridone.
 
Fin 2011, l'Agence française du médicament ANSM et la principale firme concernée ont informé du risque de mort subite les médecins et les pharmaciens. L'ANSM avait par ailleurs mis en garde contre l'usage non autorisé du Motilium pour favoriser l'allaitement.
 
En mars prochain, l'ANSM doit se prononcer sur la dompéridone, mais Prescrire craint qu'elle ne "se contente que de préconiser" des baisses de doses ou de durée de traitement. Ces mesures ,"insuffisantes" pour protéger les patients, reporteraient "la responsabilité des agences sanitaires vers les soignants",  déjà suffisamment occupés pour ne pas avoir, en plus ,"à expliquer aux patients que tel ou tel médicament est autorisé mais à éviter".
 
"Il est temps que les autorités sanitaires européennes retirent du marché ce médicament" poursuit la revue selon laquelle il "peut aisément être remplacé par de meilleures solutions pour les patients".
 
En pratique, souvent les troubles qui motivent la prise de ce médicament disparaissent spontanément, ou avec l'appoint de mesures diététiques, indique Prescrire qui cite des options thérapeutiques comme par exemple le Mopral en cas de reflux gastro-oesophagien (remontée du contenu de l'estomac dans la bouche) ou encore "dans de rares cas" et "avec beaucoup de prudence" le Primpéran ou ses équivalents (molécule: métoclopramide) et à dose "minimale, en surveillant de très près ses effets indésirables de neuroleptique".

picto logoTravail

J’ai toujours été une personne très active et c’est en Mai 2011 que j’ai été mis à la retraite car j’étais fonctionnaire (55 ans).
 
Quatre mois plus tard, j’apprenais que j’étais atteint d’un cancer de la Prostate métastasée OS.
 
J’aime à savoir les choses pour pouvoir m’organiser... Aussi, ai-je demandé à mon médecin oncologue à combien elle estimait mon espérance de vie.
 
Très ennuyée, elle m’expliqua que chaque personne était différente et qu’il était difficile d’évaluer et de donner une date. Comme j’insistais (lourdement) elle finit par me dire : « Etant donné le caractère très agressif de votre maladie, comme j’aimerais que vous soyez parmi nous dans trois ans. »
 
Je répondais au docteur en riant : "vous vous rappellerez de moi, car pendant encore de nombreuses années je serai présent à vous « embêter »". La doctoresse me répondit quelque chose du genre : « Et bien soit »….
 
Ayant construit ma maison (4 niveaux) j’avais de solides connaissances en « bricolage » et malgré ma situation de retraité et de malade, je m’active de toute part. Je bricole chez mes amis, mes voisins, ma fille et mes taches vont de la pose d’un parquet collé ou flottant, à l’installation d’une cloison, la peinture intérieure ou le pose de papier peint, mais je m’active également au grand air… (rire). De brosser une toiture pour éliminer les lichens et autres mousses ou champignons, puis laver et traiter au produit anti-mousse ne me fait pas non plus reculer, ni repeindre une façade, élaguer des arbres ou tailler une haie...
 
Je me dis que c’est trop tôt pour partir et que les gens ont besoin de moi, j’ai des choses à finir… (rire).
 
Tout en étant fonctionnaire, j’avais préparé et obtenu les sacrements pour être entres autres Maitre Nageur Sauveteur. J’ai fait valoir mes diplômes auprès de diverses piscines qui occasionnellement m’embauchent pour assurer cours d’aquagym ou formation BB  nageurs, voire scolaire ou tout simplement la surveillance du public.
 
Et c’est sur ce dernier point que je me surprends à penser que c’est moi, le malade pris en charge par le corps médical, qui assure la surveillance sur le bassin. C’est moi et moi seul à qui revient la charge d’assurer la sécurité et de garder en vie tous ces nageurs, si l’un d’entre eux était pris d’un malaise. Mes dispositions à aller le chercher dans l’eau, mon potentiel physique pour le ramener sur la plage, ma réactivité à lui prodiguer les premiers secours, activent ma volonté à m’entretenir pour demeurer opérationnel. Alors, je cours, je nage régulièrement et j’entretiens mes connaissances en secourisme pour que si un jour un nageur se trouve en difficulté, je puisse répondre efficacement « présent ».
 
Et j’en viens souvent à rêver et prends plaisir à penser que parmi le public qui nage et s’agite dans la piscine ou en bord de mer que je surveille, certains sont des docteurs oncologues qui me tiennent médicalement en vie et sur ce bord de plage, c’est moi qui les surveille…
 
Alors je constate que le travail et le cancer, ne sont dans mon cas, pas incompatibles….
 
Après 2 ans de traitement par hormonothérapie, j’ai attaqué depuis 3 mois un traitement chimio par Taxotère et je poursuis mes activités sportives et de bricolage. Il me faudra trouver un moment sur mon agenda pour aller trouver mon médecin oncologue de l’époque pour lui rappeler que je suis encore là et ce pour de nombreuses années… (Rire).
 
MJ