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Traitement du cancer de la prostate : lettre ouverte à la ministre de la Santé

Cerhom - Actus - Lundi 05 Juin 2017

Traitement du cancer de la prostate : lettre ouverte à la ministre de la Santé

source : http://www.leparisien.fr/societe/traitement-du-cancer-de-la-prostate-lettre-ouverte-a-la-ministre-de-la-sante-03-06-2017-7013976.php

Dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé que nous dévoilons, Olivier Jérôme, président de CerHom, association anti-cancers masculins, il dénonce le manque d’accès à un traitement antiprostate pourtant prometteur, le radium 223.
Il y a seize ans, Olivier Jérôme a eu un cancer des testicules. Le quadragénaire est aujourd’hui guéri, mais il poursuit son combat à la tête de l’association CerHom dans la lutte contre les cancers de l’homme. Dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé que nous dévoilons (voir document ci-dessous), il dénonce le manque d’accès à un des traitements anti-prostate pourtant prometteur.
Vous écrivez qu’un traitement existe mais qu’il n’est pas accessible aux patients français...
OLIVIER JÉRÔME. Oui, le radium 223, un des traitements contre le cancer de la prostate avec des métastases osseuses. Il traite depuis 2013 des milliers de malades en Allemagne, Angleterre, Espagne...mais quasiment pas en France. Nous voulons alerter la nouvelle ministre, que nous avions rencontrée lorsqu’elle présidait la Haute autorité de santé (HAS), sur cette inégalité d’accès à un traitement innovant et à faible toxicité.

Comment être sûr de son efficacité ?
Ce n’est pas nous qui le disons mais les études cliniques, les médecins ! Nous avons à nos côtés les quatre sociétés d’experts directement impliquées dans les cancers de la prostate. Le Radium 223 a bien une autorisation de mise sur le marché (AMM) mais il n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. En clair, les hôpitaux ont le droit de le proposer aux patients mais ils financent alors le produit sur leur propre budget. Résultat, en France, 64 patients en ont bénéficié contre 3641 en Allemagne. On nous dit qu’il y a un temps administratif à respecter; mais les patients se retrouvent otages : il y a 50 morts par semaine, dans des souffrances non acceptables ! Il faut briser le tabou.

Pourquoi tabou ?
Les cancers masculins sont les premiers en France et pourtant, on n’en parle pas. Par rapport aux femmes, nous en sommes à l’ère préhistorique. Le tabou vient souvent des hommes eux-mêmes qui ont l’impression qu’on touche à leur virilité. Il est difficile d’assumer des troubles de l’érection, urinaires. Quand j’ai eu mon cancer, j’ai tout de suite imaginé que je n’aurais pas d’enfant, alors que j’ai pu avoir une fille après celui-ci. Il faut en finir avec les préjugés.

De quelle manière ?
Les médecins sont là, pas de problème, mais il y a très peu d’informations sur ces cancers, leur prise en charge et très peu d’associations comme la nôtre. Il n’existe par exemple pas de centre d’écoute national. Il faut donner confiance aux hommes pour qu’ils parlent de leur maladie. C’est aussi cela que nous demandons à la ministre.

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