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Les actualités de CerHom

Prostate : l'Institut du cancer utilise du froid pour détruire les tumeurs

Cerhom - Actus - Jeudi 16 Octobre 2014


http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/07/1966797-prostate-institut-cancer-utilise-froid-detruire-tumeurs.html

L'équipe d'onco-urologie de l'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole a réalisé la semaine dernière sa première cryothérapie focale de la prostate. Cette technique, très peu utilisée en France, est proposée à Toulouse en cas d'échec après une radiothérapie ou une curiethérapie lors d'un cancer de la prostate. Elle peut permettre d'éviter une chirurgie de rattrapage toujours délicate (risques d'incontinence, troubles de l'érection).
 
Lors de l'intervention, sous anesthésie générale, le médecin introduit dans la lésion ciblée par l'imagerie des aiguilles creuses contenant de l'argon, un gaz dont la dépressurisation fait baisser la température jusqu'à - 80 °C. La succession de cycles de congélation/décongélation permet de détruire les cellules tumorales. «Nous tuons la cellule ciblée de différentes manières : de l'extérieur vers l'intérieur et de l'intérieur vers l'extérieur par des aiguilles de glace. Les suites opératoires sont simples et peu douloureuses », précise le professeur Bernard Malavaud urologue et oncologue, qui a mené l'intervention avec le docteur Jean-Marc Bachaud, radiothérapeute, en collaboration les docteurs Richard Aziza et Daniel Portalez pour la partie imagerie. «La cryothérapie, c'est l'aboutissement d'une démarche et la somme de compétences. Nos équipes savent utiliser intelligemment l'imagerie IRM multimodale qu'ils fusionnent avec les images d'échographie pour cibler la tumeur », complète le docteur Malavaud qui a déjà éprouvé cette technique à l'hôpital Rangueil depuis 2009 pour les cancers du rein.
 
Reste que la technique de cryothérapie est coûteuse, environ 4 000 € en matériel pour chaque opération. Le financement du CHU de Toulouse, au titre d'activité nouvelle et pour une durée de trois ans, se termine à la fin de cette année 2014. Il aura permis d'investir 152 000 € en matériel et de traiter 22 patients. «La cryothérapie pourrait bénéficier à d'autres pathologies. On peut notamment l'utiliser sur les métastases osseuses et soulager la douleur des patients », complète Bernard Malavaud.
 
Le cancer de la prostate, le plus fréquent chez l'homme, est le troisième en nombre de décès après le poumon et le colon-rectum.

Emmanuelle Rey

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Le plan d'action global de la fondation Movember

Cerhom - Actus - Jeudi 09 Octobre 2014


« Notre objectif est de changer durablement et significativement l’état de la santé masculine. C’est dans ce dessein que nous avons mis en place le Plan d’Action Global. Nous sommes convaincus que la recherche en équipe, organisée à l’échelle internationale et fondée sur un état d’esprit collaboratif, évitant les doubles-emplois, peut s’avérer efficace en termes d’innovation et de partage de connaissances, et permet d’accélérer l’obtention de résultats dont bénéficient les hommes qui ont contracté et qui vivent avec un cancer de la prostate ou des testicules aujourd’hui.»



le plan d'action global de la fondation Movember

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Les cancers masculins au congrès de l’ASCO 2014

Professeur Karim Fizazi - Actus - Mardi 24 Juin 2014


...des progrès importants pour le cancer de la prostate

Le congrès de cancérologie de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a lieu tous les ans début juin à Chicago et réunit plus de 30 000 participants. C’est à la fois l’occasion de faire un point sur la prise en charge des différents cancers et le moment où les principaux « scoops » de l’année en cancérologie sont rendus publics.

Cette année, le cancer de la prostate était à l’honneur avec trois points majeurs :

1)        Le rôle de la chimiothérapie (utilisant le docetaxel) a été pour la première fois démontré chez les patients porteurs de métastases multiples mais dont le cancer reste sensible au traitement hormonal (étude américaine Chaarted). La chimiothérapie fait gagner plus d’un an de vie et elle va donc probablement devenir un nouveau traitement standard dans cette situation (jusqu’alors et depuis 2004, l’emploi de la chimiothérapie était réservé aux situations d’échec du traitement hormonal).

2)        Cette même chimiothérapie pourrait bien à terme être aussi utilisée chez les patients atteints de cancers de la prostate certes localisés, mais à risque de développer des métastases (atteinte locale volumineuse, haut score de Gleason, taux élevé de PSA). En effet, l’étude française GETUG 12 a été la première à évaluer le docetaxel chez ces patients : avec un suivi actuel de presque 8 ans, le nombre de patients sans rechute semble supérieur pour les hommes ayant reçu la chimiothérapie : 62% contre 53%. Si ces données se confirment avec le temps, la chimiothérapie pourrait devenir un standard chez ces patients également.

3)        Le temps de la médecine personnalisée semble être arrivé pour le cancer de la prostate : la nouvelle génération d’hormonothérapies (abiraterone, enzalutamide) est efficace chez une grande majorité de patients dont le cancer est devenu résistant aux hormonothérapies conventionnelles. Cependant, certains patients sont atteints de cancers d’emblée résistants et pouvoir identifier d’emblée ces patients éviterait de les traiter avec des médicaments inutiles pour eux. L’équipe américaine de Baltimore a pu montrer que l’analyse de certains sous-types du « récepteur des androgènes » (les hormones mâles) directement réalisée sur des cellules cancéreuses détectables dans le sang, permet d’identifier de manière presque absolue les patients qui bénéficient de ces traitements. Si ces données sont confirmées à large échelle, cet outil pourrait devenir un progrès important vers le principe du « bon traitement pour le bon patient ».

Une série de bonnes nouvelles, donc…

Amitiés à tous les Cerhomistes !
 
Pr Karim Fizazi, Villejuif, 24 juin 2014

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